I - CHAMP D’ACTIVITE - ACTIVITES REALISEES EN 2008
Un assistant technique (AT) est conseiller du ministre pour tous les dossiers du ministère. Ses missions principales concernent le champ de la lutte contre le SIDA, la réforme du système de santé et la coordination des bailleurs.
1) Dans le champ de la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l’AT est placé auprès de cabinet du ministre et participe au contrôle de l’utilisation des subventions octroyées à la République centrafricaine par le Fonds mondial SIDA-Tuberculose-Paludisme, dont la France est le 2ème contributeur. Ce contrôle se fait essentiellement à travers le Conseil national de coordination du Fonds mondial, couramment appelé CCM (pour Country Coordination Mechanism). Le travail concernant le CCM se fait en collaboration étroite avec l’ambassade de France. L’AT contribue à une amélioration du fonctionnement du CCM. Parallèlement, l’AT a participé au pilotage de l’élaboration des requêtes de la République centrafricaine auprès du Fonds mondial, à Genève, et aux actions pour le transfert, du PNUD aux structures nationales, des programmes en cours.
Désormais ce sont des organisations centrafricaines (Comité national de lutte contre le SIDA, ministère de la Santé et Unité de cession du médicament) qui sont les « bénéficiaires principaux » et les « sous bénéficiaires » pour la mise en œuvre des programmes.
La mise en place d’un secrétariat administratif permanent au CCM, à laquelle l’ambassade de France a contribué, et l’arrivée sur le dossier du SIDA d’assistants techniques du projet de l’Agence française de développement ont logiquement entraîné une diminution de l’engagement de l’AT français, à partir de 2008.
Outre ce positionnement institutionnel, mais en demeurant dans le champ du SIDA, l’AT accompagne au plus près les actions D’ESTHER, développées à travers 4 jumelages hospitaliers France - RCA, et la coordinations de ces actions d’ESTHER avec celles du projet financé par l’AFD, les travaux de l’Institut Pasteur de Bangui et les actions de la Croix Rouge Française.
2) La coordination des bailleurs constitue le travail quotidien, en appui aux services du ministère. Les relations avec les partenaires au développement concernent :
L’Agence française de développement : projet en cours pour 6 millions d’euros
Le système des Nations unies : en particulier OMS, UNICEF, PAM, PNUD, ONUSIDA, FNUAP, HCR
Les initiatives internationales : Fonds Mondial, GAVI, UNITAID
L’Union européenne
Les ONG internationales
Le suivi du travail avec les ONG réalisant des actions humanitaires, en particulier dans le Nord du pays en situation de crise :
· MSF Espagne/Belgique : région Nord-Est ;
· MSF Hollande : Ouham, hôpital de Boguila et région de Markounda ;
· MSF France : Ouham- Pendé : hôpital de PAOUA et cliniques mobiles ;
· COOPI ;
· ACF- Action Contre la Faim, sur la malnutrition infantile ;
· AMI -Aide Médicale Internationale ;
· CAM - Comité d’Aide Médicale ;
· MERLIN – Médical Relief International ;
· IRC – International Rescue Committee ;
· IMC - International Médical Corps ;
· IPHD- International Partnership Human Development ;
· CARITAS Centrafrique et Secours Catholique Français ;
· Solidarités International ;
· Première Urgence ;
· MENTOR initiative- soutien à la lutte contre le paludisme ;
· Amis d’Afrique (Coopération Japonaise) ;
· ALES : Lutte contre la lèpre et l’ulcère de BURULI ;
· SOS -Village d’enfants ;
· EMERGENCY.
Ces organisations réalisent des interventions efficaces dans des régions non sécurisées. L’AT rencontre régulièrement les responsables de ces organisations à leur arrivée dans le pays, lors du remplacement des équipes, qui tournent rapidement, et lors des difficultés qu’elles rencontrent, en particulier dans leur relations avec l’administration locale (préfecture et région sanitaire) et centrale (ministère).
ONG et associations centrafricaines
Réseaux privés et religieux : L’ASSOMESCA regroupe les nombreuses structures de soins (115 hôpitaux et centres de santé) des églises catholiques et protestantes, présentes dans tout le pays et caractérisées par une offre de soins de qualité.
3) La réforme du système de santé connaît des retards. Les difficultés structurelles persistent : manque de circulation de l’information ; cadres du ministère souvent de grande valeur mais dépendants des institutions internationales pour obtenir des moyens, des missions ou des véhicules ; développement de stratégies personnelles dans un contexte de pénurie et malgré un intérêt pour la chose publique ; manque d’impulsion dans un système très pyramidal. Le ministère de la Santé éprouve des difficultés à assurer les missions qui sont les siennes. Son renforcement par le PNUD, principal bénéficiaire des subventions du Fonds Mondial 2ème et 4ème tour n’a pas été réalisé en ligne avec les prévisions.
II LES PERSPECTIVES :
1) La poursuite des actions et des chantiers en cours, en particulier ceux sur la santé maternelle et infantile (OMD 4 et 5).
2) Au niveau du CCM :
Aller à l’accomplissement de la réforme actuelle, obtenir plus d’information et de transparence, exiger un fonctionnement plus régulier et plus performant du CCM, accentuer le contrôle sur la mise en œuvre des programmes de manière à éviter le renouvellement par le nouveau bénéficiaire principal des erreurs commises par l’ancien, obtenir un contrôle effectif sur les opérations financières et leur communication claire au CCM.
3) Au niveau du ministère de la Santé :
Rétablir une bonne circulation de l’information. Préparer avec les services techniques, les membres du cabinet et le Ministre les grands dossiers à défendre devant les partenaires. L’attention du Ministre a été attirée sur le manque de préparation de certains dossiers récents.
4) Utiliser dans le secteur de la santé les possibilités offertes par le « Programme de développement solidaire », en particulier la mobilisation de cadres qualifiés de la diaspora.
